Les Comptoirs de l'Azalai


Un peu d'histoire...


AU CĹ’UR DU SAHARA

Le sel de l’Azalaï est extrait des mines de Taoudeni, au cœur du désert du Mali, à huit cents kilomètres au nord de Tombouctou.

Résultat de l’évaporation des mers qui recouvraient cette partie du continent Africain il y a 220 millions d’années, ce sel d’une qualité exceptionnelle, préservé depuis toujours de la moindre pollution, est exploité depuis le milieu du 16 éme siècle selon les mêmes méthodes artisanales.

Son transport, depuis le fin fond du désert jusqu’à Tombouctou, l’ancienne capitale de l’empire Malien est assuré, aujourd’hui comme hier, par d’intemporelles caravanes de chameaux (en fait des dromadaires rebaptisés « djamels » par la tradition populaire) semblant surgir de la nuit des temps.

Menées par les caravaniers touaregs, maîtres incontestés de ces régions désolées, ces cohortes au pas lent ont hérité du nom de Azalaï.








AU PAS LENT DES CARAVANES

Jusqu’au milieu du siècle dernier, et afin de se protéger des éventuels assauts des pillards, l’Azalaï rassemblait plusieurs milliers de chameaux.

Elle n’avait lieu que deux fois par an.

Les caravanes « modernes » se sont fractionnées et peuvent compter de quinze à trois cents chameaux.

Elles assurent ainsi le transport de ce sel indispensable à la survie des hommes et des troupeaux d’octobre à mai tant que la température « reste clémente » et ne dépasse pas les 50° au soleil !

Il leur faut vingt jours de marche harassante pour parcourir ces huit cents kilomètres de sable et de cailloux afin d’apporter le mil et les quelques denrées nécessaires aux six cents mineurs de Taoudeni, puis encore vingt jours pour rapporter les précieuses barres de sel jusqu’aux rives du fleuve Niger.

Un voyage épuisant, ponctué de trop rares étapes autour des quelques puits d’eau potable qui jalonnent l’invisible piste pour abreuver les animaux. Les bêtes, liées tête à queue et muselées portent chacune, pendues le long de leurs flancs, quatre barres de sel pesant, au total, près de 120 kilos.
Un fardeau dont il convient de les soulager à chaque halte et à la tombée de la nuit. Il en va ainsi depuis plus de trois cents ans.
Il en ira ainsi longtemps encore, pour que le sel de l’Azalaï parvienne jusqu’à votre table.





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